Lanvéoc L'avenir est aux essaims de drones

L'Ecole navale organise, le 2 février à Lanvéoc, une rencontre sur le thème des drones et des systèmes autonomes.

26/01/2017 à 14:14 par Administrateur

L'Institut de recherche de l'Ecole navale a développé un robot sous-marin utilisé par les doctorants. -
L'Institut de recherche de l'Ecole navale a développé un robot sous-marin utilisé par les doctorants. -

Le point avec Rozenn Desmares, maître de conférence en acoustique à l’Ecole navale.

Pourquoi avez-vous choisi ce thème ?

Il se trouve à la croisée de tous les domaines de recherche de l’Ecole navale : mécanique des fluides, acoustique, traitement du signal, informatique… Le but est de montrer à nos élèves l’état de la recherche sur les drones et systèmes autonomes, et les appareils utilisés. Des conférenciers seront présents ainsi que des laboratoires et des entreprises comme DCNS ou ECA.

Quels sont les usages actuels des drones ?

Il s’agit essentiellement d’applications Défense et sécurité. Mais les drones sont aussi utilisés dans les domaines de l’énergie (off-shore, énergies marines renouvelables), de la recherche scientifique, de l’environnement. Les AUV (Autonomous underwater vehicle, drones sous marins) sont les plus utilisés pour des missions de surveillance de site. Ils sont programmés pour effectuer une trajectoire à une certaine profondeur et réaliser des relevés (analyse du sol, de la température, salinité…). On utilise, par exemple, des AUV pour aller rechercher des boîtes noires lorsque des avions se crashent en mer.

Dernièrement, le Pentagone a testé 103 minis drones volant de concert. C’est l’avenir ?

Effectivement, on s’oriente vers des meutes homogènes ou hétérogènes de drones. Dans le premier cas, il s’agit de petits drones identiques. Dans le second, d’appareils différents : drones sous-marins, véhicules de surface, bouées… L’intérêt des meutes ou essaims de drones est multiple : ils coûtent moins chers ; si l’un disparaît, un autre peut prendre le relais… L’avenir, c’est aussi le développement des USV (Unmanned surface vehicle), autrement dit les bateaux sans pilotes.

Les robots vont donc de plus en plus faciliter et sécuriser le travail des marins ?

Il est certain que les robots vont réaliser des missions dangereuses autrefois dévolues aux hommes. C’est le cas, par exemple, pour le déminage. Mais une question se pose : est-on prêt à tout confier à des robots ?

Participation possible à cette journée sur inscription : www.ecole-navale.fr

29160 Lanvéoc

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