Concarneau Le Finistère, terre de thalasso

Certes, la durée moyenne semble baisser un peu partout. Les responsables observent le développement des courts séjours d'une clientèle plus jeune, non-curiste, locale mais pas que

06/04/2017 à 14:58 par Sébastien Joncquez

La clientèle des thalassos tend à se rajeunir. -
La clientèle des thalassos tend à se rajeunir. -

La responsable de la thalasso de Concarneau, Caroline Mahé-Léa, affiche un large sourire. Plus d’un an après l’ouverture de l’établissement devant la plage des Sables blancs, le succès est au rendez-vous. « Les gens du coin attendaient l’ouverture ; nous avons constaté une vraie curiosité locale. » Il a même fallu renforcer les équipes pour faire face à l’afflux. Et il se confirme en ce début d’année : « Le mois de février a été très bon », indique la responsable dont la famille est issue de La Forêt-Fouesnant.

Le dernier né des établissements finistériens a certes suscité la curiosité. Mais on n’aurait pu penser, qu’avec trois thalassos installées en terres finistériennes, l’offre était déjà suffisante.

Quatre thalassos, différents modèles

Ouvert en 1899, le centre de Roscoff, berceau de la thalasso en France, joue la carte qui a fait sa réputation : la qualité de l’air (chargé d’embruns iodés), de l’eau (dont la pureté s’explique par l’ampleur des marées et l’influence du Gulf Stream) et les 800 variétés d’algues présentes dans la baie. Sans oublier le « palper rouler », technique de massage associée à l’eau de mer. Celle de Douarnenez, moins âgée mais qui a subi les foudres de la tempête de février 2014, fait également valoir sa situation géographique exceptionnelle, face à la baie. Du côté de Bénodet, les responsables mettent en avant l’innovation et les programmes santé – bien-être. À Concarneau, l’idée est aussi de séduire une clientèle plus jeune. « Nous nous devons d’apporter des nouveautés. Nous proposons ainsi un nouveau programme par an. » En ce moment, l’équipe concarnoise invite la clientèle à une balade surprenante, aussi sensorielle qu’imaginaire.

Attirer les moins de 50 ans

Cette stratégie semble fonctionner puisqu’en pénétrant dans le centre concarnois, de (très) jeunes couples, des groupes d’ami(e) s, des familles (avec les parents et les adolescents) se mêlent à la clientèle de curistes. « Chez nous, 50 % de nos clients ont moins de 50 ans. La thalasso a encore une image vieillotte mais cela change. » Pour accompagner cette tendance – qui semble être de fond -, la thalasso de Concarneau a d’ailleurs joué sur le côté cocooning. « Nous ne mettons pas en avant la cure contre l’arthrose par exemple. Notre orientation, c’est le bien-être, voire le mieux-être. » Alors que certaines thalassos françaises continuent de demander un certificat médical à l’entrée…

Ce genre de formule incluant possiblement deux nuits à l’hôtel plaît ainsi à une clientèle comprise entre 35 et 50 ans. Les week-ends détente en amoureux et aux petits soins séduisent, surtout lorsque l’établissement hôtelier attenant ou à proximité est à la hauteur. Ce qui est le cas des quatre thalassos finistériennes. « Nous faisons un métier de service où la qualité doit être irréprochable. »

29181 Concarneau
|
29950 Bénodet
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29100 Douarnenez
|
29680 Roscoff

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