Brest Le second maître Adrien, membre du GPDA

Adrien a rejoint le Groupe de plongeurs démineurs de l'Atlantique en 2014 après trois années sur le chasseur de mines Andromède.

04/05/2017 à 12:04 par Administrateur

Adrien plonge avec le Crabe qui permet d'aller plus profondément, plus longtemps, plus discrètement. -
Adrien plonge avec le Crabe qui permet d'aller plus profondément, plus longtemps, plus discrètement. -

Par Adèle Le Berre

Le métier de plongeur démineur fait rêver plus d’un civil ou militaire. Mais la sélection est sévère à l’école de plongée de Saint-Mandrier dans la Var. « On passe d’abord le cours de plongeur de bord qui est commun à tous les plongeurs. Ensuite, on enchaîne avec le cours de plongeur démineur qui permet d’apprendre les techniques de contreminage et l’utilisation des appareils spécifiques », éclaire le second maître Adrien qui s’est engagé en 2010 dans la Marine.

Sa première affectation le mène en 2011 sur le chasseur de mines Andromède. Trois ans plus tard, il rejoint le Groupe de plongeurs démineurs de l’Atlantique. L’une de ses premières missions consiste à dépolluer le Coelacanthe, un chalutier échoué aux Pierres noires, dans la Rade de Brest. « Il a fallu enlever le filet qui était déroulé, découper le mât, récupérer du matériel », décrit le marin.

Forme physique optimale

Ce type d’intervention comme la recherche de corps piégés dans un bateau ou l’expertise d’épaves, font partie intégrante des missions des plongeurs démineurs du GPDA. « Nous avons tout le matériel nécessaire pour effectuer des travaux sous-marins : tronçonneuse, disqueuse, boulonneuse… », explique le second maître qui est spécialisé dans ce type de travaux. Tout ce matériel est soigneusement entretenu.

Les plongeurs doivent aussi entretenir une forme physique optimale : « Nous faisons une heure quotidienne de sport et enchaînons souvent avec des plongées d’entraînement. Toujours par binôme. On peut simuler la perte d’un détenteur ou un malaise. » Chaque semestre, les plongeurs du GPDA font entre 50 et 100 plongées d’entraînement.

À tous moments, ils peuvent être appelés pour procéder à un contreminage sur toute la côte Atlantique. « Il y a toujours une petite montée d’adrénaline, à ce moment-là. On a toujours conscience du danger. Mais les gestes sont tellement automatisés et répétés qu’on n’a pas peur », confie Adrien qui apprécie la diversité des missions opérées. Les opportunités sont aussi multiples : le Normand de 27 ans sera instructeur à l’école de plongée de Saint-Mandrier à la rentrée prochaine. Ensuite, il espère passer le brevet supérieur de plongeur démineur pour monter en grade.

29200 Brest

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